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L'hiver · deperditions

Isolant mince derrière radiateur : avis et vrai gain

Isolant mince derrière radiateur, notre avis : le gain ne vient pas du panneau mais du mur. Sur une paroi isolée, il tombe à quatre pour cent. Voici le calcul.

Baptiste S. — propriétaire bailleur, fondateur du site 21 septembre 2026 mis à jour le 25 septembre 2026 9 min

Un séjour de maison ancienne un soir d'hiver, chauffage en marche Vue intérieure d'un séjour la nuit, en hiver. Un lampadaire posé à droite est la seule source de lumière : il découpe une flaque chaude sur le mur du fond et sur le parquet, et laisse le reste de la pièce dans la pénombre. Sur le mur de gauche, une fenêtre ancienne montre une nuit noire ; sa partie basse est prise de buée. Au-dessus d'elle, le coffre du volet roulant laisse descendre une nappe d'air froid qui longe le mur jusqu'au sol. Au plafond, la trappe des combles est mal jointive et laisse filer la même nappe. Sous la fenêtre, un radiateur en fonte fait monter une colonne d'air chaud qui croise l'air froid sans le rencontrer. Au premier plan, le dossier d'un fauteuil coupé par le bord du cadre.
Un panneau réflecteur aluminisé glissé entre un radiateur à eau et le mur d'une pièce ordinaire, la surface du mur visible au-dessus de l'appareil un jour d'hiver

L’isolant mince derrière un radiateur est l’un des rares produits du rayon chauffage dont l’avis se calcule au lieu de se ressentir. Une feuille aluminisée, quelques euros, dix minutes de pose : l’emballage promet un pourcentage, le même pour tout le monde, et c’est précisément ce qui devrait alerter. Le gain ne dépend pas de la feuille. Il dépend du mur qu’il y a derrière, et il varie d’un facteur sept entre deux logements voisins.

La bonne nouvelle, c’est que ce calcul tient en une division et qu’il se fait avant d’acheter. La mauvaise, c’est qu’il conclut « non » dans la majorité des pièces d’un logement français.

Isolant mince derrière radiateur : l’avis tient en trois conditions

Trois choses décident, et une seule est regardée en magasin.

Ce qu’il y a de l’autre côté du mur. C’est la condition éliminatoire. Un appareil adossé à une cloison intérieure envoie sa chaleur dans une pièce que vous chauffez aussi : elle change de pièce, elle ne quitte pas le logement. Il n’y a rien à récupérer, et aucun produit n’y changera quoi que ce soit. Dans un appartement, un émetteur sur deux est dans ce cas.

L’état de ce mur. Une résistance thermique ajoutée ne vaut que par comparaison avec celle qui existait déjà. La même feuille pèse près d’un tiers derrière une pierre nue et quatre pour cent derrière douze centimètres de laine. C’est une division, elle est reproduite plus bas, et elle n’a pas de variante.

Le type d’appareil. Un panneau réflecteur agit sur le rayonnement du dos de l’émetteur. Une fonte à colonnes rayonne franchement de toutes ses faces ; un panneau d’acier, modérément ; un convecteur électrique, presque pas, puisqu’il travaille en aspirant l’air par le bas pour le rejeter par le haut.

Réunissez les trois — mur extérieur, aucun doublage, émetteur qui rayonne — et le produit est l’un des meilleurs rapports entre la dépense et le résultat de tout le logement. Manquez-en une seule, et il devient un achat blanc.

Ce qui se passe dans les quatre centimètres derrière l’appareil

Un radiateur ne chauffe pas que la pièce. Il chauffe aussi, et en permanence, le morceau de mur qu’il masque — par deux mécanismes qu’il faut séparer, parce qu’un panneau ne les traite pas de la même façon.

Le premier est le rayonnement. Toute surface chaude émet de l’infrarouge dans toutes les directions, y compris vers l’arrière. Cette énergie traverse la lame d’air sans la chauffer et vient frapper le mur, qui l’absorbe. Une surface métallique brillante intercalée renvoie une bonne part de ce rayonnement vers l’avant : c’est le rôle de la face aluminisée, et c’est instantané.

Le second est la conduction, à travers l’air puis à travers la paroi. C’est ici que l’épaisseur du produit intervient, même si elle est dérisoire : quelques millimètres de mousse ou de bulles, plus la lame d’air immobile qu’ils créent, ajoutent une résistance au chemin que la chaleur doit parcourir. C’est peu. Sur un mur déjà mauvais, c’est proportionnellement beaucoup.

Le troisième mécanisme, lui, ne doit surtout pas être touché : la convection. L’air froid entre par le bas de l’appareil, se réchauffe en montant le long de ses ailettes et ressort en haut vers la pièce. Ce courant ascendant fait une grande part du travail d’un radiateur à eau moderne. Un panneau plaqué au mur ne le gêne pas. Un panneau posé au milieu de la lame d’air, ou qui se décolle pour venir toucher l’arrière de l’appareil, coupe ce courant et coûte plus qu’il ne rapporte.

D’où la règle de pose, qui tient en une ligne : contre le mur, face brillante vers la pièce, sans jamais boucher le haut ni le bas.

Schéma interactif

Derrière le radiateur : ce que le panneau renvoie, et ce qu'une mauvaise pose casse

Choisissez l'appareil, ce qu'il y a derrière le mur, puis une pose : le dessin et le verdict suivent.

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la pièce dehors froid pièce voisine chauffée elle aussi mur lame d'air ≈ 4 cm (agrandie) Fonte à colonnes panneau panneau feuille décollée panneau linge posé dessus courant d'air coupé sortie d'air bouchée face brillante côté mur

rayonnement courant d'air ascendant chaleur qui traverse le mur

L'appareil

De l'autre côté du mur

La pose

Une fonte à colonnes rayonne franchement de toutes ses faces, y compris vers l'arrière.

Sans panneau : le mur masqué absorbe

Le dos de l'appareil rayonne vers le mur, qui absorbe cette énergie, puis la chaleur traverse la paroi. Ce morceau de mur voit l'air chaud qui monte et le rayonnement de face : à composition identique, il laisse partir davantage que le reste du mur.

Le point de départ

Choisissez une pose pour voir ce que le panneau change, ou ce qu'il abîme.

Le mètre carré le plus mauvais du logement

Reste à chiffrer. Le morceau de mur caché derrière un émetteur est dans une situation particulière : il ne voit pas la température moyenne de la pièce, mais l’air chaud qui monte le long de lui et le rayonnement qu’il reçoit de face. À composition identique, il laisse donc partir davantage que le reste de la paroi.

Calculateur

Le mètre carré qui travaille le plus

Le pourcentage imprimé sur l'emballage est le même pour tout le monde. Le vôtre dépend d'une seule chose : ce qu'il y a dans le mur derrière l'appareil. Renseignez-le, et le reste se déduit.

Surface de mur masquée
0,60 m²
Ce qu'elle laisse partir par an
108 kWh
Part reprise par le panneau
29 %
Soit, dans l'année
32 kWh

Ce que ça vaut chez vous

Ce morceau de mur est le plus mauvais mètre carré du logement, et le panneau y reprend 29 % de ce qui part, soit de l'ordre de 32 kWh par an. Multipliez par le prix du kWh de votre facture : c'est le seul cas où ce produit se rembourse en une ou deux saisons.

Ces kilowattheures sont ceux de la chaleur, pas ceux de la facture : sur une chaudière, divisez par son rendement ; sur un chauffage électrique direct, les deux se confondent.

Le calcul, en entier, et ce qu'il suppose

La perte annuelle de la surface masquée suit la formule des degrés-jours de chauffage : U × surface × DJU × 24 h, en kilowattheures. Le coefficient U est celui de la famille de mur choisie — 2,3 pour une pierre ou une brique pleine nue, 0,25 pour un mur isolé en épaisseur — et ce sont des ordres de grandeur conventionnels, pas la valeur de votre mur, qui demanderait de l'ouvrir.

Deux hypothèses s'ajoutent, et elles se discutent. La première majore de 30 % la perte de ce morceau de mur : il ne voit pas la température moyenne de la pièce, mais le rayonnement du dos de l'appareil et l'air chaud qui monte le long de lui. La seconde prête au panneau et à sa lame d'air une résistance de 0,18 m²·K/W, ordre de grandeur d'une surface de faible émissivité placée en regard d'une lame d'air immobile. Ce n'est pas une valeur certifiée : les produits minces réfléchissants ne se lisent pas comme un isolant classique, parce que leur performance dépend entièrement de la lame d'air qui les accompagne et de la façon dont ils sont posés.

La part reprise se calcule alors comme Rpanneau ÷ (Rmur + Rpanneau), où Rmur vaut 1 ÷ U. C'est la seule ligne qui compte de tout ce bloc : une résistance ajoutée ne vaut que par comparaison avec celle qui existait déjà. La même feuille d'aluminium pèse près d'un tiers derrière un mur de pierre nu, et quatre pour cent derrière un mur isolé.

Ce bloc ne dit rien de la chaleur que l'appareil rend effectivement à la pièce, qui dépend de son dégagement, de son réglage et de la ventilation de la lame d'air. Il ne traite pas non plus le cas d'un mur donnant sur une autre pièce chauffée, pour lequel le calcul n'a tout simplement pas de sens.

Deux choses sortent de ce bloc, et la seconde explique à elle seule pourquoi les avis sur ce produit se contredisent tous.

La première est l’ordre de grandeur. Sur un mur de pierre ou de brique pleine sans doublage, la surface masquée par un émetteur ordinaire laisse partir quelque chose comme cent kilowattheures dans une saison de chauffe. Ce n’est pas énorme rapporté à une facture entière, mais c’est considérable rapporté à un mètre carré de mur.

La seconde tient dans la division. La part que le panneau reprend s’écrit R du panneau ÷ (R du mur + R du panneau). Sur une pierre nue, dont la résistance tourne autour de 0,43, ajouter 0,18 pèse près de 30 %. Sur un mur isolé en épaisseur, dont la résistance approche 4, les mêmes 0,18 pèsent 4 %. Même produit, même pose, même feuille : deux ordres de grandeur d’écart, et deux avis opposés parfaitement sincères de la part de ceux qui les écrivent.

Ce raisonnement porte sur une géométrie et des coefficients conventionnels, pas sur une mesure. Les valeurs par défaut attribuées aux familles de parois quand leur composition réelle est inconnue viennent des méthodes de calcul utilisées pour le diagnostic de performance énergétique, dont les principes et les usages sont décrits sur service-public.fr. Les répartitions de déperditions qui situent les murs derrière la toiture, elles, sont publiées par l’ADEME et accessibles sur ademe.fr.

Les quatre cas où il ne faut pas l’acheter

La conséquence de cette division, c’est que la réponse ne vaut jamais pour un logement. Elle vaut pour un appareil, et il faut la reprendre pour chacun.

Sélecteur

Ce radiateur-là mérite-t-il un panneau ?

La réponse ne vaut jamais pour un logement, seulement pour un appareil. Reprenez les trois questions pour chacun de vos radiateurs : dans la plupart des maisons, un ou deux passent, les autres non.

Oui

Oui, c'est le cas qui justifie le produit

Un mur nu donne la configuration la plus favorable : la résistance ajoutée pèse près d'un tiers de celle du mur, et la surface masquée est le plus mauvais mètre carré de la pièce. Un panneau d'acier rayonne modérément par l'arrière, et davantage s'il est monté à quelques centimètres du mur plutôt que plaqué contre lui.

Posez-le sur toute la surface masquée, sans boucher la lame d'air qui monte derrière l'appareil, et gardez l'appareil dégagé : un meuble devant annule en une fois tout ce que le panneau aura repris.

Pourquoi ces trois questions-là, et dans cet ordre

La première est éliminatoire, et c'est celle qu'aucun emballage ne pose. Un émetteur adossé à une cloison intérieure envoie sa chaleur dans une autre pièce du logement, qui est chauffée elle aussi. Rien ne se perd, donc rien ne se récupère. Dans un appartement, un radiateur sur deux est dans ce cas, et le panneau y est un achat blanc.

La deuxième fixe l'ordre de grandeur. Une résistance ajoutée ne vaut que par comparaison avec celle du mur sur lequel on l'ajoute : la même feuille pèse près d'un tiers derrière une pierre nue et quatre pour cent derrière douze centimètres de laine. C'est le calcul du bloc précédent, et il n'a pas de variante.

La troisième décide de ce qu'il y a à renvoyer. Un panneau réflecteur agit sur le rayonnement du dos de l'appareil et sur la lame d'air qui le sépare du mur. Une fonte à colonnes rayonne franchement ; un panneau d'acier modérément ; un convecteur électrique quasiment pas, parce qu'il travaille en aspirant l'air par le bas et en le rejetant par le haut.

Ce sélecteur raisonne sur des familles de situations, pas sur votre appareil : il ne connaît ni son dégagement réel au mur, ni la composition exacte de la paroi, ni ce qu'un éventuel isolant d'usine apporte déjà derrière un radiateur électrique récent. Il dit si la question mérite d'être posée, pas ce que vous gagnerez.

Quatre configurations sortent perdantes, et elles couvrent beaucoup de monde.

La cloison intérieure, déjà évoquée, qui élimine sans discussion.

Le mur isolé récemment, où la part reprise tombe à quelques pour cent d’un poste qui était déjà le plus faible des quatre familles de pertes du logement.

Le convecteur électrique, dont le dos ne rayonne quasiment rien. Sur ce type d’appareil, ce qui se gagne vraiment tient au nombre d’heures de marche supprimées, jamais au mur — et cela se compte avant de s’équiper, comme le détaille thermostat connecté pour radiateur électrique : le gain réel.

Le radiateur encastré dans une niche avec quelques millimètres de jeu. Le panneau y est difficile à poser proprement, et le risque de boucher la lame d’air dépasse le gain espéré.

Il reste un cas intermédiaire, fréquent dans les logements des années 1980 : le doublage ancien de quatre à six centimètres. La part reprise y tourne autour du dixième, et seul le prix décide alors. Une feuille à quelques euros qui se glisse sans rien démonter reste rentable ; un kit à trente euros ne l’est plus.

Choisir le panneau, et le poser sans annuler le gain

Deux formes coexistent en rayon, et elles ne s’adressent pas au même mur.

La première est le panneau prédécoupé, rigide ou semi-rigide, prévu pour se glisser entre l’appareil et la paroi sans déposer quoi que ce soit. C’est le produit pour qui veut traiter deux ou trois émetteurs en une soirée, et sa mise en œuvre est son principal argument : ce qui ne demande pas de décrocher un radiateur à eau se fait réellement, le reste attend.

Le bon choix si un radiateur adossé à un mur de façade non isolé, qu'on ne veut pas décrocher

Panneau réflecteur pour derrière radiateur

4,1 / 5 — appréciation de la rédaction

  • Se glisse derrière l'appareil sans le déposer : c'est ce qui fait que la pose a lieu
  • Prédécoupé aux formats courants, donc peu de chutes et pas de mesure à reprendre
  • Le gain est immédiat et permanent : rien à régler, rien à entretenir

La réserve — Le pourcentage annoncé sur l'emballage ne dépend pas du produit mais de votre mur, et il est calculé sur le cas le plus favorable. Derrière une paroi isolée, il est faux d'un facteur sept. Vérifiez la composition du mur avant de commander, et non l'inverse.

10 à 25 € le lot

Fourchette indicative — le prix du jour est sur Amazon

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Lien affilié Amazon — le prix ne change pas pour vous.

La seconde est le rouleau d’isolant mince réfléchissant, à découper soi-même. Il coûte moins cher au mètre carré, il traite six émetteurs au lieu de deux, et il demande un peu de soin : une découpe nette, une fixation qui tienne sur plusieurs hivers, et la face brillante du bon côté.

Le bon choix si traiter plusieurs radiateurs d'un coup dans une maison à murs pleins

Rouleau d'isolant mince réfléchissant, à découper

4 / 5 — appréciation de la rédaction

  • Le coût par appareil devient dérisoire dès le troisième radiateur traité
  • Se découpe exactement à la surface masquée, y compris sur les formats inhabituels
  • Sert au-delà du radiateur : coffre de volet roulant, trappe de comble, fond de placard sur mur froid

La réserve — Ce n'est pas un isolant au sens d'une laine de douze centimètres, et il ne s'y substitue pas : sa performance dépend entièrement de la lame d'air qui l'accompagne et de la pose. Vendu pour isoler un mur entier, c'est un mauvais achat ; posé sur un mètre carré en complément, c'est un usage honnête.

15 à 40 € le rouleau

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La pose, elle, se résume à quatre gestes. Mesurer la surface réellement masquée, hors tout, et non la largeur de l’appareil entre fixations. Poser contre le mur, jamais en suspension dans la lame d’air. Tourner la face brillante vers la pièce, ce qui paraît évident et se rate une fois sur cinq. Laisser le haut et le bas parfaitement dégagés, parce que le courant d’air ascendant fait le gros du travail.

Un cinquième geste ne se voit pas sur la notice et pèse autant que les quatre autres : dégager l’appareil. Un meuble devant, un rideau qui tombe sur la grille, un linge posé dessus annulent en une fois tout ce que le panneau aura repris dans l’année.

Vérifier après coup est possible sans instrument compliqué. Un thermomètre infrarouge relève la température de la surface du mur juste au-dessus de l’appareil, avant et après : l’écart se lit, et il ne se discute pas.

Le bon choix si vérifier l'avant-après sur le mur au-dessus du radiateur, et comparer deux murs de la même pièce

Thermomètre infrarouge sans contact

4,4 / 5 — appréciation de la rédaction

  • Transforme une impression en chiffre : l'écart entre deux parois cesse d'être discutable
  • Le relevé avant-après se fait en trente secondes et vaut tous les arguments d'emballage
  • Sert ensuite à toutes les autres parois du logement, bien au-delà de ce sujet

La réserve — Il ne lit correctement que les surfaces mates. Une vitre, un carrelage brillant ou une peinture très satinée renvoient le rayonnement d'autre chose, et l'appareil affiche ce reflet plutôt que la paroi. Relevez toujours au même endroit et à la même distance, sinon la comparaison ne veut rien dire.

20 à 45 €

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Pour voir la surface entière plutôt qu’un point, il faut une image, et le sujet a ses conditions — l’écart dedans-dehors, l’heure, les surfaces qui ne se lisent pas : elles sont détaillées dans caméra thermique pour smartphone : ce qu’elle trouve vraiment.

Ce que le même billet fait ailleurs

Vingt euros, c’est le prix de ce produit et c’est aussi celui de plusieurs autres gestes. La comparaison est plus instructive que n’importe quel avis isolé, parce qu’elle porte sur le même budget.

Sur un mur nu, le panneau reprend quelques dizaines de kilowattheures par an et par appareil. Un joint de menuiserie fatigué, remplacé pour un prix comparable, agit sur un autre poste — le renouvellement d’air non voulu — qui pèse généralement plus lourd que les murs dans les répartitions publiées par l’ADEME, et dont l’effet se sent le soir même. Le comparatif des quatre familles de joints de calfeutrage donne la section à prendre, qui se déduit d’une mesure et pas de la fenêtre.

Sur un simple vitrage, la sensation de froid ne vient pas d’un courant d’air mais de la surface glacée du verre, et ce qui se tente dans ce cas a ses limites mesurables : film de survitrage sur simple vitrage, notre avis.

Et si le chauffage est à eau chaude, le levier le plus rentable n’est presque jamais sur le mur : c’est la consigne, tenue pièce par pièce plutôt que partout pareil, dont les conditions réelles — à commencer par le corps de robinet — sont reprises dans têtes thermostatiques connectées : les économies réelles.

L’ordre dans lequel dépenser ne se devine pas : il se trie, et le tri se fait à la main en une soirée, en séparant ce qui est un passage d’air de ce qui est une paroi qui conduit. C’est tout l’objet de trouver les déperditions de chaleur, à lire avant ce rayon si le doute existe encore.

Où s’arrête ce que je peux dire

Le calcul de cette page est de la géométrie et des coefficients conventionnels. Ce n’est pas une mesure, et ce site n’en publie pas. Les valeurs prêtées aux familles de murs sont celles qu’on retient quand la composition réelle est inconnue ; la vôtre peut s’en écarter largement, et elle ne se connaît qu’en ouvrant la paroi ou en lisant un diagnostic sérieux.

Deux hypothèses sont assumées et affichées sous le bloc de calcul : la majoration de la perte locale, parce que ce morceau de mur est plus chaud que le reste, et la résistance prêtée au panneau et à sa lame d’air. Elles se discutent. Ce qui ne se discute pas, c’est la forme du résultat : une résistance ajoutée ne vaut que par rapport à celle qui existait, et c’est ce qui rend tous les pourcentages imprimés sur les emballages également vrais et également inutiles.

Je ne suis ni thermicien ni diagnostiqueur. Un produit mince réfléchissant posé sur un mètre carré derrière un émetteur, en complément, est un usage honnête et parfaitement calculable. Le même produit vendu comme l’isolation d’un mur entier est un autre sujet : il relève d’avis techniques, il engage la qualité de l’air et la gestion de l’humidité dans la paroi, et il se traite avec un conseiller du service public de la rénovation — les points de contact et les conditions des aides sont accessibles sur france-renov.gouv.fr, et les guides pratiques gratuits de l’ADEME sur ademe.fr.

Ce que cette page permet, en revanche, tient en une phrase : sortir du rayon avec le bon nombre de panneaux, c’est-à-dire un par mur qui donne sur le froid et zéro pour les autres. Dans la plupart des logements, ce nombre est bien plus petit que celui du lot vendu en magasin.

En bref

Isolant mince derrière radiateur : cet avis vaut-il aussi pour un radiateur électrique ?
Il vaut pour un radiateur électrique à inertie, dont la façade pleine rayonne aussi par l'arrière, à une réserve près : beaucoup de modèles récents sortent d'usine avec un écran ou un isolant collé au dos, et le panneau ferait alors doublon. Il ne vaut pas pour un convecteur, ces appareils à grille qui aspirent l'air froid en bas et le rejettent chaud en haut. Leur face arrière est une tôle tiède qui ne rayonne quasiment rien, donc il n'y a presque rien à renvoyer vers la pièce.
Combien fait-on d'économie avec un panneau réflecteur ?
Cela se calcule plutôt que cela ne se promet, et le résultat dépend du mur, pas du produit. Derrière une pierre ou une brique pleine sans doublage, la feuille reprend de l'ordre de 30 % de ce que cette surface de mur laisse partir, ce qui représente quelques dizaines de kilowattheures par an et par appareil. Derrière une isolation de douze centimètres, elle reprend environ 4 % d'un poste déjà faible, soit moins d'un kilowattheure dans la saison. Le même produit, le même emballage, et deux ordres de grandeur d'écart.
Peut-on mettre du papier aluminium de cuisine à la place ?
Le principe physique est identique : une surface métallique brillante renvoie le rayonnement infrarouge au lieu de l'absorber. Deux choses le distinguent d'un panneau prévu pour cet usage. Il se ternit et se froisse, ce qui dégrade la réflexion au fil des mois, et il n'apporte aucune épaisseur, donc aucune résistance thermique propre : il ne joue que sur le rayonnement, pas sur la conduction. C'est un essai valable pour se convaincre avant d'acheter, pas une installation qui tiendra plusieurs hivers.
Faut-il coller le panneau au mur ou le laisser flotter derrière l'appareil ?
Contre le mur, et sur toute la surface que l'appareil masque. Un panneau posé au milieu de la lame d'air la coupe en deux et gêne le courant ascendant qui fait une grande part du travail d'un radiateur à eau. Deux erreurs annulent le bénéfice : boucher le passage d'air en haut ou en bas, et laisser la feuille se décoller pour venir toucher l'arrière de l'appareil. La face brillante se tourne vers la pièce, jamais vers le mur.
Un isolant mince réfléchissant remplace-t-il une isolation classique ?
Non, et c'est la confusion la plus coûteuse sur ce rayon. La performance d'un produit mince réfléchissant dépend entièrement de la lame d'air qui l'accompagne et de la qualité de sa pose, si bien qu'elle ne se lit pas comme la résistance thermique d'un isolant en épaisseur. Derrière un radiateur, sur un mètre carré et en complément, c'est un usage honnête. En remplacement de dix ou douze centimètres d'isolant sur un mur entier, c'est un autre sujet, encadré par des avis techniques, et qui se traite avec un conseiller France Rénov' plutôt qu'en rayon.
Mon radiateur est contre une cloison intérieure, est-ce que ça change quelque chose ?
Cela change tout, et c'est le critère que personne ne regarde en magasin. Ce qui traverse une cloison intérieure part dans une autre pièce du logement, que vous chauffez également : la chaleur change de pièce, elle ne quitte pas la maison. Il n'y a donc rien à récupérer, quel que soit le produit posé derrière. Dans un appartement, un appareil sur deux est dans ce cas. Le panneau se garde pour ceux qui sont adossés à une façade, à un pignon, ou à un mur donnant sur un garage ou une cage d'escalier.

Qui écrit

Baptiste S.

Propriétaire bailleur, fondateur du site

Je vis dans ma maison et je gère plusieurs logements en location — une maison ancienne, des appartements plus récents. Trois bâtis, trois façons de mal supporter la canicule et l'hiver, et une quinzaine d'années à voir ce qui tient et ce qui ne tient pas. Je ne suis ni thermicien ni installateur : je mesure, je compare les devis que je reçois, et j'écris ce que j'ai vérifié.

Ce site n'est pas un bureau d'études thermiques. Pour un dimensionnement de pompe à chaleur, un calcul de déperditions réglementaire ou un DPE, il faut un professionnel qualifié — je dis à chaque fois où se situe la limite.

D'où viennent les chiffres de ce site

Deux envois par saison, pas un de plus

Avant la canicule et avant les premiers froids : ce qu'il faut avoir fait, et ce qui ne sert à rien d'acheter. Rien d'autre.

  • Fin avril : le calendrier de préparation à la chaleur.
  • Fin septembre : ce qu'il reste à faire avant le froid.

Adresse conservée trois ans après le dernier contact, jamais revendue. Détail.