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Guide — L'hiver

Trouver les déperditions de chaleur : la main d'abord

Deux familles de pertes se ressentent exactement pareil et ne se réparent pas du tout pareil. Les trier coûte une soirée et évite d'acheter un chantier quand il fallait un joint.

Baptiste S. — propriétaire bailleur, fondateur du site 1 septembre 2026 8 min 3 articles rattachés

Un séjour de maison ancienne un soir d'hiver, chauffage en marche Vue intérieure d'un séjour la nuit, en hiver. Un lampadaire posé à droite est la seule source de lumière : il découpe une flaque chaude sur le mur du fond et sur le parquet, et laisse le reste de la pièce dans la pénombre. Sur le mur de gauche, une fenêtre ancienne montre une nuit noire ; sa partie basse est prise de buée. Au-dessus d'elle, le coffre du volet roulant laisse descendre une nappe d'air froid qui longe le mur jusqu'au sol. Au plafond, la trappe des combles est mal jointive et laisse filer la même nappe. Sous la fenêtre, un radiateur en fonte fait monter une colonne d'air chaud qui croise l'air froid sans le rencontrer. Au premier plan, le dossier d'un fauteuil coupé par le bord du cadre.
Coupe d'une maison en hiver : les déperditions par la toiture, les murs et les défauts d'étanchéité, avec la main du propriétaire passée le long d'un dormant de fenêtre

Il y a une soirée de janvier où l’on finit par se poser la question sérieusement, généralement après avoir monté le thermostat sans que rien ne change. La bonne nouvelle, c’est que le tri se fait à la main, en une heure, et qu’il évite presque toujours une dépense mal placée.

Trouver les déperditions de chaleur, c’est d’abord les trier

Deux familles, et elles n’ont presque rien en commun.

La première est de l’air qui passe. Un trou quelque part laisse entrer de l’air froid, et le même volume d’air chauffé ressort ailleurs, parce qu’un logement ne se gonfle pas. Ça se sent au toucher, ça se localise en quelques minutes, et ça se répare avec du mastic, un joint, une plaque de polystyrène vissée sur une trappe. Le résultat se sent le soir même.

La seconde est de la paroi qui conduit. Aucun trou, aucun courant d’air : un mur, un vitrage, un plancher dont la surface entière laisse partir la chaleur en continu. Rien à calfeutrer — il n’y a rien à boucher. Ce qui traite ce cas-là est un chantier, et il se compte en milliers d’euros.

Les deux donnent au lecteur exactement la même sensation, celle d’avoir froid dans une pièce chauffée. C’est pour ça que le tri passe avant tout le reste : se tromper de famille, c’est acheter une isolation quand il fallait un joint, ou poser des joints partout sur une maison dont le vrai problème est au-dessus de la tête.

La paroi froide, ce chiffre qu’on ne soupçonne pas

Commençons par la seconde famille, parce que c’est celle qu’on ne croit pas.

Ce qu’on ressent dans une pièce n’est pas la température de l’air. C’est, à peu près, la moyenne entre cette température et celle des surfaces qu’on a en face de soi. Un mur non isolé, un jour d’hiver, tient une surface nettement plus froide que l’air de la pièce — et il tire ce ressenti vers le bas, en permanence, sans que le thermomètre ne bouge d’un dixième.

Calculateur

Pourquoi vous avez froid à 20 degrés

Prenez la paroi de la pièce où vous êtes le moins bien — celle contre laquelle vous n'aimez pas vous asseoir. Le calcul rend sa température de surface, ce qu'elle laisse partir, et le ressenti qu'elle impose.

Température à la surface

15,1 °C

Cette paroi laisse partir

450 W · 38 W/m²

Assis devant elle, vous ne ressentez pas les 20,0 °C de l'air mais environ 17,6 °C. C'est le manque que vous compensez en montant le thermostat — sans jamais réchauffer la paroi, seulement l'air.

La même surface isolée aux épaisseurs d'aujourd'hui tiendrait 19,5 °C et ne laisserait partir que 45 W.

D'où viennent ces chiffres

Tout part d'un seul coefficient, le U de la paroi : ce qui la traverse par mètre carré et par degré d'écart, en watts. Multiplié par l'écart entre le dedans et le dehors, il donne le flux ; multiplié encore par la surface, il donne les watts affichés.

La température de surface vient de la même équation, prise à l'envers. Contre la paroi, il reste une fine couche d'air immobile qui freine l'échange ; la norme de calcul lui attribue une résistance de 0,13 m²·K/W pour un flux horizontal, et c'est la valeur employée ici. Plus la paroi laisse passer, plus il faut de chute de température à travers cette couche — donc plus sa surface est froide. C'est pour cela qu'un simple vitrage est glacé au toucher et un mur isolé presque tiède.

Le ressenti retenu est la moyenne entre la température de l'air et celle de la paroi. C'est une simplification — le calcul complet pondère toutes les surfaces qui vous entourent — mais elle vaut précisément là où le lecteur se plaint : assis devant la paroi en question, à un mètre.

Les U proposés sont des ordres de grandeur pour ces familles de parois, de 0,3 pour un mur isolé aux épaisseurs d'aujourd'hui à 5,8 pour un simple vitrage. Celui de votre paroi dépend de son épaisseur, de l'état de l'isolant et de ce qu'il y a derrière l'enduit ; sur une fenêtre, il est écrit sur le certificat et porte sur l'ensemble vitrage + châssis.

Ce calcul ne compte que la conduction à travers une paroi courante, en régime établi. Il ignore les ponts thermiques, l'inertie du bâti et tout le renouvellement d'air — c'est-à-dire l'autre moitié du sujet, celle de la ronde plus bas. Un bilan de déperditions opposable, pour une aide ou un dimensionnement, se fait par un professionnel qualifié.

Deux choses sortent de ce bloc, et la seconde est plus utile que la première.

La première, tout le monde la devine : une paroi non isolée laisse partir beaucoup. La seconde est moins évidente — c’est le confort qui décroche avant la facture. Bien avant que les watts perdus ne deviennent scandaleux, la température de surface est déjà descendue assez bas pour qu’on ne puisse plus s’asseoir contre ce mur. D’où le réflexe de monter la consigne, qui réchauffe l’air, jamais la paroi, et augmente au passage tout ce qui part à travers elle.

Un simple vitrage suffit à le démontrer sans rien mesurer : la vitre est glacée au toucher alors que la pièce est à vingt degrés. Rien ne fuit par là, aucun air ne passe. La surface conduit, c’est tout.

Ce que la main trouve, et ce qu’elle ne trouve pas

L’autre famille, celle de l’air, se cherche autrement — et elle se cherche d’abord sans rien acheter.

Le dos de la main est un détecteur de courant d’air remarquable, bien meilleur que la paume : la peau y est fine et les récepteurs au froid nombreux. Mouillé légèrement, il devient franchement sensible, parce que l’évaporation amplifie le moindre mouvement d’air. C’est un truc de compagnon, pas une méthode scientifique, et il trouve la trappe de comble mal fermée en trois secondes.

Deux conditions décident du résultat. Il faut un vrai écart avec le dehors — sous une dizaine de degrés de différence, la main ne distingue plus rien — et il vaut mieux mettre le logement en dépression : hotte de cuisine à fond, ventilation en grande vitesse, portes intérieures ouvertes. Tout ce qui entrait discrètement se met alors à entrer franchement.

Ronde guidée

Dix points, et ce qu'ils trient

Un soir de vrai froid, chauffage en marche depuis quelques heures. Vous touchez, vous cochez, et le bloc vous dit à quelle famille appartiennent vos pertes — parce que les deux ne se réparent pas du tout pareil.

La trappe des combles

Main à plat juste sous le cadre, dix secondes, lumière éteinte.

Le plus gros trou d'une maison ancienne, et le moins regardé : au-dessus, c'est le dehors.

Le coffre de volet roulant

Main sous le caisson, puis contre la fente de sortie de la sangle.

Un caisson creux ouvert sur l'extérieur par le passage du tablier. Souvent la première entrée d'air de la pièce.

Une prise sur un mur donnant dehors

Dos de la main devant, sans rien démonter.

Un boîtier encastré dans une paroi non isolée débouche dans la lame d'air du mur. Il souffle rarement fort, mais il en dit long sur le reste.

Le vitrage lui-même

Dos de la main à deux centimètres du verre, sans le toucher.

Ici on ne cherche pas un courant d'air mais une surface froide — deux choses différentes, au même endroit.

Le battement de la fenêtre

Doigt le long du joint, du haut vers le bas, fenêtre fermée.

Le joint d'une menuiserie ancienne s'écrase avec le temps. C'est la réparation la moins chère de toute la liste.

Le bas de la porte d'entrée

À genoux, main posée au sol contre le seuil.

Un centimètre de jour sur quatre-vingts de large fait un trou permanent, et c'est celui qu'on sent le plus.

Le passage des tuyaux

Sous l'évier, derrière la chaudière, au droit du compteur.

Toute canalisation qui traverse une paroi extérieure a laissé un trou autour d'elle, rarement rebouché.

Le conduit de cheminée

Main dans l'âtre, paume vers le haut. Seulement si le conduit ne sert plus.

Un conduit ouvert tire en permanence : il aspire l'air chauffé de la pièce et le sort par le toit.

Le mur qui donne dehors

Paume posée à plat une seconde, à hauteur d'épaule, loin du radiateur.

Une paroi qui reste franchement plus froide que la pièce laisse partir par sa surface entière, pas par un trou.

Le sol le long du mur extérieur

Pieds nus, ou main à plat, à trente centimètres de la plinthe.

Le froid s'y accumule parce qu'il est plus dense : c'est le point bas de tout ce qui tombe ailleurs.

Aucun point coché pour l'instant

Faites la ronde, elle prend dix minutes

Rien n'est encore coché, et c'est le bon moment pour dire comment s'y prendre. Le soir, chauffage en marche depuis plusieurs heures, par une journée franchement froide : plus l'écart avec le dehors est grand, plus les défauts se lisent. On éteint la lumière si on veut être fin, on prend les dix points dans l'ordre ci-dessus, et on note ce qu'on sent sans chercher à interpréter tout de suite. Le tri vient après.

Deux gestes changent la sensibilité de la main du tout au tout : mouiller légèrement le dos de la main, qui devient alors un anémomètre correct, et faire la ronde pendant qu'une hotte ou une VMC tourne à fond, ce qui met le logement en dépression et exagère toutes les entrées d'air.

Les cinq issues de la ronde, en entier

Faites la ronde, elle prend dix minutes

Rien n'est encore coché, et c'est le bon moment pour dire comment s'y prendre. Le soir, chauffage en marche depuis plusieurs heures, par une journée franchement froide : plus l'écart avec le dehors est grand, plus les défauts se lisent. On éteint la lumière si on veut être fin, on prend les dix points dans l'ordre ci-dessus, et on note ce qu'on sent sans chercher à interpréter tout de suite. Le tri vient après.

Deux gestes changent la sensibilité de la main du tout au tout : mouiller légèrement le dos de la main, qui devient alors un anémomètre correct, et faire la ronde pendant qu'une hotte ou une VMC tourne à fond, ce qui met le logement en dépression et exagère toutes les entrées d'air.

Ce sont d'abord des fuites d'air

Ce que vous avez senti se concentre sur des points, pas sur des surfaces : un trou quelque part laisse entrer de l'air froid, et le même volume d'air chauffé sort ailleurs. C'est la meilleure nouvelle possible, parce que c'est la famille de pertes la moins chère à traiter — des joints, du mastic, une plaque isolante sur une trappe, un boudin de seuil. Aucun de ces gestes ne demande d'entreprise, et l'effet se sent le soir même, ce qui est rare dans ce domaine.

Le garde-fou, et il n'est pas négociable : on bouche les fuites, jamais les entrées d'air voulues. Les grilles de ventilation, les entrées d'air en haut des fenêtres et les bouches de VMC font entrer et sortir l'air exprès. Les obturer transforme un logement qui a froid en un logement humide, avec de la condensation dans les angles et des moisissures derrière les meubles — et, s'il y a un appareil à combustion, un risque qui ne se discute pas.

Ce sont des parois froides, pas des courants d'air

Vous ne trouvez pas de trou, mais des surfaces qui restent froides — le mur, le vitrage, le sol en pied de mur. Ce n'est pas de l'air qui passe, c'est la paroi entière qui conduit, en continu, sur toute sa surface. Le calfeutrage n'y peut rien : il n'y a rien à calfeutrer. La sensation de froid vient du rayonnement, et c'est pour cela que monter le thermostat soulage si peu pour si cher.

Ce qui traite ce cas-là est un chantier : isolation par l'intérieur ou par l'extérieur, remplacement des menuiseries. Cela se dimensionne sur place, avec un professionnel qualifié, et il vaut la peine de faire réaliser un audit énergétique avant de choisir l'ordre des travaux — c'est aussi ce que demandent la plupart des dispositifs d'aide. En attendant, un rideau épais tiré la nuit sur un vitrage froid coupe une partie du rayonnement, ce qui ne coûte rien à essayer.

Les deux familles, et l'ordre compte

Vous avez des trous ET des surfaces froides, ce qui est la situation la plus courante dans un logement d'avant les premières réglementations thermiques. L'ordre n'est pas indifférent : on traite l'air d'abord. Non pas parce que c'est plus important, mais parce que c'est immédiat, que ça ne coûte presque rien, et surtout parce qu'une fois les courants d'air supprimés vous saurez enfin ce qui reste vraiment à isoler — ce qui évite de payer pour du surdimensionné.

Une précaution en passant, valable dès qu'on commence à colmater : les grilles de ventilation, les entrées d'air des fenêtres et les bouches de VMC ne sont pas des fuites. Un logement rendu étanche sans ventilation devient humide en une saison. Boucher les trous non voulus, laisser scrupuleusement ouverts ceux qui le sont.

Rien de flagrant ici — regardez au-dessus de votre tête

Vos points sont tièdes et vous ne trouvez pas de courant d'air franc. Deux explications, et il faut les départager. Soit le logement est effectivement correct, et la gêne vient d'ailleurs : un chauffage mal réglé, une pièce sous-dimensionnée en émetteurs, ou simplement un écart de température insuffisant le jour de la ronde pour que les défauts se voient. Soit vous avez fait la ronde au bon endroit mais au mauvais étage.

Dans une maison, le poste le plus lourd est presque toujours au-dessus : le plafond du dernier niveau et la toiture. Il ne se sent pas au toucher parce qu'on ne touche pas son plafond — il se vérifie en montant dans les combles voir l'épaisseur réelle de l'isolant, et en regardant s'il est tassé, déplacé par un passage, ou interrompu autour des spots. Refaites aussi la ronde un jour où il fait vraiment froid : sous dix degrés d'écart, la main ne distingue plus grand-chose.

L’ordre des dix points n’est pas décoratif : c’est celui dans lequel on les rencontre en faisant le tour d’une pièce, et il commence par le haut parce que c’est là que ça se joue. Dans les répartitions publiées par l’ADEME pour une maison individuelle non rénovée, la toiture pèse à elle seule de l’ordre du quart des déperditions, devant les murs, puis le renouvellement d’air, puis seulement les fenêtres — qu’on soupçonne toujours en premier alors qu’elles arrivent quatrième. Ces proportions sont des ordres de grandeur dont chaque bâti s’écarte, et elles se lisent sur ademe.fr.

Les instruments, dans l’ordre où ils deviennent utiles

Après la main, il y a un petit palier, et il ne coûte presque rien : un bâton d’encens ou une bougie. La flamme et le filet de fumée montrent la direction du courant d’air, ce que la main ne dit pas. Sur un coffre de volet, savoir que l’air descend le long du mur plutôt qu’il ne remonte change l’endroit exact où poser le joint. À manier loin des rideaux, évidemment.

Vient ensuite le thermomètre infrarouge, celui qu’on pointe et qui affiche une température de surface. Il ne trouve rien tout seul, mais il transforme une impression en chiffre : ce mur est à quinze degrés, celui-là à dix-neuf, et l’écart entre les deux ne se discute plus.

Le bon choix si comparer deux murs de la même pièce, ou le même mur avant et après travaux

Thermomètre infrarouge sans contact

4,4 / 5 — appréciation de la rédaction

  • Transforme une impression en chiffre : l'écart entre deux parois cesse d'être discutable
  • Trouve en quelques minutes le point le plus froid d'une pièce, donc celui à traiter
  • Sert aussi à vérifier une reprise de travaux, ce qu'aucun ressenti ne permet

La réserve — Il ne lit correctement que les surfaces mates. Une vitre, un carrelage brillant ou un radiateur peint renvoient le rayonnement d'autre chose, et l'appareil affiche ce reflet plutôt que la paroi — c'est la source d'erreur la plus fréquente sur cet outil.

20 à 45 €

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La caméra thermique arrive en dernier, et il faut être clair sur ce qu’elle apporte. Elle cartographie : au lieu d’un point, elle donne une image entière, et les défauts d’isolation y apparaissent d’un coup — un rail de placo qui fait pont thermique, un isolant tassé dans un angle, une zone de comble oubliée.

Le bon choix si cartographier une paroi entière et voir d'un coup où l'isolant manque

Caméra thermique pour smartphone

4,1 / 5 — appréciation de la rédaction

  • Donne une image, pas un point : les ponts thermiques se lisent d'un seul regard
  • Documente un avant-après de travaux de façon incontestable
  • Les modules pour téléphone ont divisé le prix d'entrée par plusieurs

La réserve — Elle mesure une température de surface, pas un flux. Une paroi bien isolée mais traversée par un conduit apparaîtra chaude et sera lue comme un défaut. Elle ne voit pas à travers le verre, ne lit rien sur une surface brillante, et sans écart marqué dedans-dehors elle rend une image uniforme et inutile.

200 à 450 €

Fourchette indicative — le prix du jour est sur Amazon

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Le bon moment pour s’en servir est un matin d’hiver, tôt, avant que le soleil n’ait chauffé les façades — une façade ensoleillée depuis deux heures ne dit plus rien de son isolation. Le sujet est détaillé dans caméra thermique smartphone : avis.

Ce qu’on répare le soir même

Les défauts de la famille « air » se traitent avec trois ou quatre fournitures, et ce sont les seules dépenses de cette page dont on sent l’effet immédiatement.

La trappe des combles vient en premier : un panneau de polystyrène ou de laine rigide collé sur sa face haute, et un joint de mousse sur le pourtour du cadre. C’est vingt minutes de travail pour le poste le plus rentable du logement.

Le joint de menuiserie ensuite, quand le doigt passé le long du battement sent l’air : les joints en mousse s’écrasent en quelques années et se remplacent au mètre.

Le bon choix si reprendre les menuiseries dont le joint d'origine s'est écrasé avec les années

Joint isolant adhésif pour fenêtre et porte

4,3 / 5 — appréciation de la rédaction

  • L'effet se sent le soir même de la pose, ce qu'aucun chantier ne permet
  • Un rouleau couvre plusieurs ouvrants : le coût par fenêtre est dérisoire
  • Se pose sans outil, et se retire sans trace sur une menuiserie propre

La réserve — Les sections ne sont pas interchangeables : mesurez la largeur de la feuillure et l'épaisseur du jeu avant de commander. Un joint trop épais empêche la fenêtre de fermer correctement, ce qui crée un défaut là où il n'y en avait pas.

8 à 20 € le rouleau

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Le bas de porte enfin, qui est le défaut le plus sensible parce qu’il arrive au niveau du sol, là où l’air froid s’accumule.

Le bon choix si une porte d'entrée ou une porte donnant sur une pièce non chauffée

Bas de porte isolant, plinthe automatique

4,2 / 5 — appréciation de la rédaction

  • La plinthe automatique se relève à l'ouverture : elle ne frotte pas et ne se déplace pas
  • Traite le point le plus sensible, au ras du sol où l'air froid s'accumule
  • Se coupe à la longueur de l'ouvrant, ce qui la rend universelle

La réserve — Sur une porte d'entrée, le seuil n'est qu'une partie du travail : le joint du dormant compte autant et il est presque toujours mort au-delà de quinze ans. Traiter le bas seul déplace le courant d'air sans le supprimer.

15 à 40 €

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Le sujet est comparé en détail dans boudin de bas de porte : lequel est efficace.

Reste le cas particulier du conduit de cheminée hors service, qui tire en permanence et sort l’air chauffé par le toit. Un obturateur gonflable posé dans le conduit règle la question, à condition qu’il soit vraiment hors service et qu’on laisse une trace visible de sa présence.

Sur un simple vitrage qu’on ne peut pas remplacer, la solution provisoire a ses limites, et elles se mesurent : film de survitrage sur simple vitrage, notre avis.

Le piège dans lequel il ne faut pas tomber

Il y a un moment, dans cette chasse, où l’on prend goût à colmater. C’est là que le sujet devient dangereux.

Une grille de ventilation n’est pas une fuite. Une entrée d’air en haut d’une fenêtre n’est pas un défaut. Une bouche de VMC encore moins. Ces ouvertures font entrer et sortir l’air délibérément, pour évacuer l’humidité que produisent la cuisine, les douches et le simple fait de respirer — plusieurs litres d’eau par jour dans un logement occupé. Les boucher fait disparaître le courant d’air et apparaître la condensation, puis les moisissures dans les angles et derrière les meubles. Et si un appareil à combustion est raccordé quelque part — chaudière, poêle, chauffe-eau au gaz — la ventilation n’est plus une question de confort.

La règle tient en une ligne : on bouche les trous non voulus, on laisse scrupuleusement ouverts ceux qui le sont. En cas de doute sur une ouverture, elle est voulue.

Ce que trouver ne dit pas encore

Une dernière distinction, qui évite la déception classique de la deuxième semaine. Trouver un défaut ne dit pas ce qu’il coûte, ni ce qu’il rapporte de le corriger.

Un courant d’air spectaculaire sous une porte de cave peut peser moins qu’un comble non isolé qu’on ne sent pas du tout, parce que la surface concernée n’a rien à voir. Inversement, une paroi froide identifiée au thermomètre infrarouge ne devient un chantier prioritaire que si elle est grande et occupée — un pignon de garage froid n’a pas la même importance qu’un mur de salon.

Le tri de cette page sert donc à savoir de quelle famille relève chaque défaut. Le classement par rentabilité, lui, demande des surfaces et un calcul, et c’est précisément l’objet de l’audit énergétique.

Où s’arrête ce que je peux dire

Tout ce qui précède sert à trouver et à trier. Ça ne remplace pas un calcul.

Je ne suis ni thermicien ni diagnostiqueur. Un bilan de déperditions chiffré, celui qui sert à dimensionner une pompe à chaleur ou à monter un dossier d’aide, se fait par un professionnel qualifié, sur place, avec les caractéristiques réelles du bâti — et c’est l’objet de l’audit énergétique, dont les conditions et les aides sont décrites sur service-public.fr. L’ADEME publie par ailleurs des guides pratiques gratuits sur la rénovation et l’isolation, disponibles sur ademe.fr.

Ce que la ronde vous donne, en revanche, aucun professionnel ne vous le donnera à ce prix : la certitude de savoir de quelle famille relève votre inconfort, donc de ne pas payer un chantier pour un problème de joint. Et si la question vous revient en juillet, sous une autre forme, c’est le même bâtiment qu’il faut regarder — les combles qui laissent partir la chaleur en janvier sont ceux qui la laissent entrer en août, et l’ordre des gestes est décrit dans rafraîchir une maison sans clim.

En bref

Comment trouver les déperditions de chaleur sans matériel ?
Avec le dos de la main, légèrement mouillé, un soir où l'écart avec le dehors dépasse une dizaine de degrés. La peau y est fine et les récepteurs au froid nombreux, et l'évaporation amplifie le moindre mouvement d'air. Mettez d'abord le logement en dépression — hotte à fond, ventilation en grande vitesse, portes intérieures ouvertes — pour que ce qui entrait discrètement se mette à entrer franchement. La trappe de comble mal fermée se trouve en trois secondes.
Quelle différence entre un courant d'air et une paroi froide ?
Un courant d'air est de l'air qui passe par un défaut : ça se localise en quelques minutes et ça se répare le soir même avec un joint, du mastic ou un panneau isolant. Une paroi froide ne laisse passer aucun air : c'est une surface entière qui conduit la chaleur en continu. Il n'y a rien à boucher, et le traitement est un chantier qui se compte en milliers d'euros. Les deux donnent pourtant exactement la même sensation.
Par où part le plus de chaleur dans une maison ?
Dans les répartitions publiées par l'ADEME pour une maison individuelle non rénovée, la toiture pèse à elle seule de l'ordre du quart des déperditions, devant les murs, puis le renouvellement d'air, puis seulement les fenêtres — qu'on soupçonne toujours en premier alors qu'elles arrivent quatrième. Ce sont des ordres de grandeur dont chaque bâti s'écarte, mais ils suffisent à fixer l'ordre dans lequel chercher.
Une caméra thermique pour smartphone est-elle utile ?
Elle cartographie, ce qu'aucun autre outil accessible ne fait : les défauts d'isolation apparaissent d'un coup sur une image entière. Mais elle mesure une température de surface et non un flux, elle ne voit pas à travers le verre, elle ne lit rien sur une surface brillante, et sans écart marqué entre le dedans et le dehors elle rend une image uniforme et inutile. Le bon moment est un matin d'hiver, tôt, avant que le soleil n'ait chauffé les façades.
Peut-on boucher une grille de ventilation qui fait un courant d'air ?
Non, jamais. Une grille de ventilation, une entrée d'air en haut de fenêtre ou une bouche de VMC font entrer et sortir l'air délibérément, pour évacuer les litres d'humidité qu'un logement occupé produit chaque jour. Les boucher fait disparaître le courant d'air et apparaître la condensation, puis les moisissures. Et si un appareil à combustion est raccordé quelque part, la ventilation cesse d'être une question de confort.
Par quoi commencer quand le budget est limité ?
Par la trappe des combles, presque toujours. Un panneau isolant collé sur sa face haute et un joint de mousse sur le pourtour du cadre coûtent quelques euros et vingt minutes, pour le poste le plus rentable du logement. Ensuite les joints de menuiserie fatigués, puis les bas de porte. Ces trois postes se sentent le soir même, ce qu'aucun chantier d'isolation ne permet.

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Faire chiffrer les travaux

Cinq questions, l'adresse en dernier. La première suffit à savoir dans quel ordre traiter — et sur deux postes, la réponse est d'attendre.

01 Le poste que vous voulez traiter

Un seul, le plus gênant. C'est celui-là qui décide de l'ordre du reste.

C'est le bon poste, et il sert aux deux saisons

La toiture pèse à elle seule de l'ordre du quart des déperditions d'une maison non rénovée, et c'est aussi elle qui rend une pièce sous combles invivable en août. C'est le seul travail qui serve autant en janvier qu'en juillet — donc celui dont le calcul de rentabilité est le plus favorable.

02 Votre logement
03 Votre échéance
04 Où se trouve le logement

Le code postal seul : il sert à chercher un professionnel de votre secteur, pas à vous localiser.

05 Comment vous joindre
Deux minutes. Ce que deviennent vos données.

L'autre moitié

Une paroi qui laisse partir la chaleur en février est celle qui la laissera entrer en août. Les gestes changent, le bâtiment non.

Quand il fait trop chaud

Qui écrit

Baptiste S.

Propriétaire bailleur, fondateur du site

Je vis dans ma maison et je gère plusieurs logements en location — une maison ancienne, des appartements plus récents. Trois bâtis, trois façons de mal supporter la canicule et l'hiver, et une quinzaine d'années à voir ce qui tient et ce qui ne tient pas. Je ne suis ni thermicien ni installateur : je mesure, je compare les devis que je reçois, et j'écris ce que j'ai vérifié.

Ce site n'est pas un bureau d'études thermiques. Pour un dimensionnement de pompe à chaleur, un calcul de déperditions réglementaire ou un DPE, il faut un professionnel qualifié — je dis à chaque fois où se situe la limite.

D'où viennent les chiffres de ce site

Deux envois par saison, pas un de plus

Avant la canicule et avant les premiers froids : ce qu'il faut avoir fait, et ce qui ne sert à rien d'acheter. Rien d'autre.

  • Fin avril : le calendrier de préparation à la chaleur.
  • Fin septembre : ce qu'il reste à faire avant le froid.

Adresse conservée trois ans après le dernier contact, jamais revendue. Détail.