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L'été · protection solaire

Voile d'ombrage ou brise-soleil : lequel rafraîchit

Voile d'ombrage ou brise-soleil : c'est la hauteur du soleil qui tranche, pas le produit. Le calcul de l'ombre portée, le vent, et lequel choisir chez vous.

Baptiste S. — propriétaire bailleur, fondateur du site 29 septembre 2026 mis à jour le 29 septembre 2026 9 min

Une fenêtre plein ouest en fin d'après-midi, un vantail protégé, l'autre non Vue intérieure d'une pièce en été, en fin d'après-midi. Une grande fenêtre à deux vantaux occupe la droite du cadre. Devant le vantail de gauche, une persienne extérieure est baissée : elle ne laisse passer que de fines lames de lumière, qui se posent en bandes régulières sur le sol. Le vantail de droite est nu, et le soleil bas y entre en plein, projetant un rectangle blanc et dur sur le parquet et sur une table. Un rideau clair pend le long de ce vantail : il est éclairé par l'arrière et rougeoie au lieu d'arrêter quoi que ce soit. De la poussière flotte dans le faisceau. Au premier plan, le dossier d'une chaise coupé par le bord du cadre.
Une façade de fin d'après-midi en été : une voile d'ombrage tendue en pente devant une baie vitrée, et sur la façade voisine une avancée horizontale sous laquelle le soleil rasant passe sans être arrêté

Voile d’ombrage ou brise-soleil : la question arrive toujours au même moment de l’été, celui où l’on a compris que le problème se joue dehors et pas dedans. C’est déjà la bonne conclusion — ce qui arrête le rayonnement avant le verre est sans commune mesure avec ce qui l’arrête après.

Reste à choisir, et les comparatifs habituels répondent à côté. Ils alignent des grammages, des taux d’occultation, des prix au mètre carré. Or ces deux objets ne perdent pas leur duel sur la qualité de leur toile ou de leur aluminium : ils le perdent sur un angle. Le même brise-soleil qui met une baie entière à l’ombre à midi ne fait plus strictement rien à dix-neuf heures, et aucun grammage n’y change quoi que ce soit.

Deux objets qu’on compare, et qui ne font pas le même métier

Le vocabulaire commercial mélange tout, alors commençons par séparer.

Une voile d’ombrage est une toile tendue entre trois ou quatre points d’ancrage : des mâts, un pignon, un arbre. Elle n’est pas fixée à ce qu’elle protège, elle est suspendue au-dessus. Sa géométrie se décide à la pose, et elle se redécide chaque année si l’on veut.

Un brise-soleil est un élément solidaire du bâtiment, posé au-dessus ou devant une ouverture : une casquette béton, un auvent, une série de lames horizontales, parfois orientables. Il ne protège qu’une chose, l’ouverture qu’il surplombe, et il la protège en permanence.

De là découle une première distinction que la plupart des acheteurs découvrent après coup : une voile ombre un volume, un brise-soleil ombre une ouverture. On tend une voile au-dessus d’une terrasse pour pouvoir s’y asseoir ; l’ombre tombe sur le sol et sur les gens, et la pièce derrière la baie ne voit absolument rien passer. C’est la déception la plus fréquente sur ce produit, et elle n’a rien à voir avec sa qualité : la toile était simplement au mauvais endroit pour l’usage qu’on en espérait.

Un brise-soleil ne se trompe jamais de cible, puisqu’il est vissé sur elle. Mais il ne couvre qu’elle, et il coûte une pose en façade pour chaque ouverture traitée.

Voile d’ombrage ou brise-soleil : la hauteur du soleil tranche

Voici le cœur du sujet, et il tient en une tangente.

Une protection horizontale ne protège pas une fenêtre : elle projette une ombre, qui descend le long de la façade d’autant moins que le soleil est bas. Tant que le soleil est haut, cette ombre plonge et recouvre tout. Dès qu’il descend, elle remonte vers le linteau et abandonne le vitrage, centimètre par centimètre.

Or la hauteur du soleil n’est pas la même selon la façade qui vous gêne. En juillet, sous nos latitudes, le soleil de mi-journée passe très haut — autour de soixante-cinq degrés — et rase donc une façade sud. En fin d’après-midi, il redescend et arrive presque perpendiculairement aux vitrages ouest, à moins de vingt degrés au-dessus de l’horizon. C’est pour cette raison que la pièce plein ouest devient invivable avant la pièce plein sud, ce qui surprend tout le monde. Les valeurs exactes pour une adresse donnée se lisent dans l’outil PVGIS publié par la Commission européenne, en accès libre sur re.jrc.ec.europa.eu : c’est la seule source non commerciale du sujet.

Le schéma ci-dessous met les deux protections côte à côte devant la même baie, et fait descendre le soleil.

Schéma interactif

La même fenêtre, la même heure, deux protections

Faites descendre le soleil avec le curseur : les rayons qui atteignent encore le vitrage restent tracés, et la part de verre à l'ombre s'affiche sous chaque façade.

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Voile d'ombrage tendue en pente dedans mât à 2 m du sol 1 m vitrage à l'ombre 100 % Brise-soleil horizontal fixe dedans 1,20 m d'avancée 1 m vitrage à l'ombre 21 %

rayon qui atteint encore le vitrage rayon rasant, la limite de l'ombre vitrage à l'ombre hauteurs de soleil indicatives

10° — fin de journée, plein ouest 68° — midi, plein sud en juillet

Soleil d'après-midi : le débord commence à lâcher

L'ombre du brise-soleil glisse vers le haut du vitrage et n'en couvre plus qu'une partie. La voile, elle, ne bouge pas : ce qui la rend constante, c'est qu'elle descend. Le brise-soleil à lames orientables lève la même limite en refermant ses lames, mais on change alors de chantier et de prix.

Voir les voiles d'ombrage

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Ce que le dessin ne montre pas, et qui décide autant : en décembre, le soleil passe justement sous le brise-soleil et vient chauffer la pièce gratuitement. La voile, si elle est restée tendue, le bloque aussi. C'est le vrai prix de sa constance, et la raison pour laquelle on la dépose l'hiver.

Ce qu’on y voit mérite d’être dit en toutes lettres. À soleil haut, le brise-soleil horizontal est brillant : un mètre vingt d’avancée, et la baie entière passe à l’ombre. À soleil bas, il ne reste rien — le rayon passe dessous et frappe le verre de plein fouet.

La voile, elle, tient sur toute la plage, à une condition : qu’elle descende. Tendue en pente depuis un point haut jusqu’à des mâts plantés plus bas et plus loin, elle devient un écran incliné qui intercepte aussi le soleil rasant. C’est sa vraie supériorité, et elle n’est pas dans la toile : elle est dans le fait que sa géométrie est libre alors que celle d’un débord est figée.

Cette constance a un prix, et il est immédiat. Ce qui arrête le soleil de juillet arrête aussi celui de décembre. Un brise-soleil horizontal, lui, laisse passer le soleil d’hiver qui arrive bas : c’est la seule protection solaire qui trie les saisons toute seule, sans manœuvre, sans moteur et sans qu’on y pense. Sur une façade sud, cet argument suffit souvent à emporter la décision.

Le calcul qui dit si votre avancée sert à quelque chose

Beaucoup de logements ont déjà une protection horizontale sans le savoir : un débord de toiture, le balcon de l’étage, une casquette au-dessus de la porte. La question n’est donc pas toujours « qu’est-ce que j’achète », mais « est-ce que ce que j’ai déjà travaille ».

Elle se tranche avec une seule multiplication.

Calculateur

Jusqu'où descend l'ombre

Prenez la protection horizontale que vous avez déjà ou que vous envisagez — un débord de toiture, un balcon, une casquette, une voile tendue à plat. Le calcul rend la part de vitrage qu'elle couvre au moment qui vous gêne.

Vitrage à l'ombre

16 %

Encore au soleil

202 cm

À 30° de hauteur, cette avancée jette une ombre qui descend de 0,6 m le long de la façade. Il en part déjà 20 cm pour rattraper le haut du vitrage : il en reste 38 cm sur le verre.

Pour tout couvrir à cette hauteur de soleil, il faudrait une avancée de 4,5 m — hors de portée d'un débord ou d'une casquette. À ce stade, la réponse n'est plus d'allonger l'avancée : il faut quelque chose qui descende devant la vitre, voile tendue bas, store extérieur vertical ou lames refermées.

D'où viennent ces chiffres

Une seule tangente. Une protection horizontale qui avance de a mètres projette sur la façade une ombre qui descend de a × tan(h) sous son propre plan, où h est la hauteur du soleil au-dessus de l'horizon. Cette ombre doit d'abord rattraper le haut du vitrage ; ce qui dépasse couvre le verre. Rien d'autre n'entre dans le calcul.

Les hauteurs de soleil proposées sont des ordres de grandeur sous nos latitudes, par ciel clair, au moment où chaque orientation reçoit le plus. Elles se déplacent de plusieurs degrés avec la latitude et la date : la valeur exacte pour une adresse donnée se lit dans l'outil PVGIS de la Commission européenne, en accès libre, qui est la seule source non commerciale du sujet.

Le calcul suppose le soleil de face, c'est-à-dire dans le plan perpendiculaire à la façade. Quand il arrive de biais — et c'est le cas la plupart du temps — l'ombre descend moins encore, et elle se décale latéralement. Le résultat affiché est donc le cas le plus favorable à la protection, jamais l'inverse.

Ce bloc dit ce qui est couvert, pas ce qui entre. La part encore ensoleillée continue de déverser dans la pièce, et cette énergie-là se compte en watts, avec le facteur solaire du vitrage. Il dit encore moins combien de degrés vous gagnerez : cela dépend du volume, de l'inertie et de la ventilation de la pièce.

Le nombre à regarder n’est pas le premier, c’est le dernier : l’avancée qu’il faudrait pour couvrir toute la hauteur du vitrage à la hauteur de soleil choisie. Sur une façade sud à midi, il sort autour du mètre, et tout va bien. Sur une baie plein ouest vers dix-sept heures, il sort déjà à quatre ou cinq mètres, et il double encore quand le soleil descend — c’est-à-dire qu’aucun débord, aucune casquette, aucun balcon ne fera jamais le travail.

Ce chiffre-là est utile parce qu’il ferme une porte. Quand il dépasse deux mètres, il ne sert à rien d’allonger l’avancée : il faut changer de famille et prendre quelque chose qui descend devant la vitre.

Ce qui descend devant la vitre

Trois objets font cela, et ils n’ont pas le même prix. La voile tendue bas, dont il est question ici. Les lames orientables, qui se referment et deviennent un écran vertical — c’est le haut du panier, avec motorisation et chantier de façade à la clé. Et le store extérieur vertical, souvent appelé store screen, qui déroule une toile devant le vitrage et se trouve être la réponse la plus directe au problème de la façade ouest.

Le bon choix si une fenêtre plein ouest devant laquelle aucune avancée horizontale ne peut rien

Store extérieur vertical pour fenêtre ou baie

4,3 / 5 — appréciation de la rédaction

  • Il descend DEVANT le vitrage : c'est la seule géométrie qui arrête un soleil rasant
  • La toile screen conserve une vision vers l'extérieur, contrairement à un occultant
  • Il se remonte, donc il ne coûte ni lumière ni apport solaire le reste de l'année

La réserve — Il est posé dehors et il prend le vent : la fixation se fait dans la maçonnerie ou dans le dormant, jamais dans un simple enduit, et la plupart des modèles doivent être remontés au-delà d'un certain seuil de rafale. Un store laissé descendu pendant un coup de vent est un store arraché.

120 à 400 € selon la largeur et la manœuvre

Fourchette indicative — le prix du jour est sur Amazon

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Le raisonnement en watts de ce qui continue d’entrer par la part non protégée est développé dans film solaire fenêtre efficace, avis après deux étés — un film joue après le verre, mais son calculateur donne l’ordre de grandeur de ce qu’une fenêtre déverse.

Le vent, l’ancrage, et ce qui lâche en septembre

Sur le papier, la voile gagne souvent. En pratique, ce qui décide de sa réussite n’est presque jamais la toile.

La tension d’abord. Une voile molle ne protège pas mieux qu’une voile tendue, mais elle s’use infiniment plus vite : elle faseye, elle claque la nuit, et les coutures travaillent à chaque rafale. La tension se gagne en écartant les points d’ancrage et en les décalant en hauteur, pas en tirant plus fort sur des points mal placés.

La pente ensuite. Une toile posée à plat forme une poche à la première averse. Le poids de l’eau détend l’ensemble, et le cycle recommence en pire. Les notices des fabricants donnent une inclinaison minimale : c’est une consigne de durée de vie, pas une préférence esthétique.

Les ancrages enfin, et c’est là que ça casse. Une voile tendue transmet à ses points de fixation un effort qui grandit très vite avec le vent. Côté façade, une platine se visse dans la structure — béton, chaînage, mur porteur — et jamais dans un simple enduit ou dans un bardage. Côté jardin, un mât se scelle dans un massif de béton dimensionné pour reprendre un effort de basculement, ce qui n’est pas la même chose que planter un poteau.

Et puis il y a septembre. Une voile ne passe pas l’automne tendue : les rafales montent, et ce qui a tenu tout l’été lâche en une nuit. Le critère d’achat que personne ne regarde est donc la facilité de dépose — des mousquetons plutôt que des tendeurs à visser, une toile qu’une seule personne décroche en dix minutes. C’est ce qui décide si la voile sera effectivement rangée, ou laissée là jusqu’à l’accident.

Le bon choix si ombrer une terrasse, ou couper un soleil rasant devant une baie quand on ne peut rien visser

Voile d'ombrage pour terrasse ou façade

4,2 / 5 — appréciation de la rédaction

  • Sa géométrie est libre : c'est la seule protection qu'on peut incliner pour arrêter un soleil bas
  • Elle couvre un volume entier, ce qu'aucune avancée de façade ne fera jamais
  • Elle se dépose à l'automne, donc elle ne coûte ni lumière ni chaleur gratuite en hiver

La réserve — Le tissu n'est pas le sujet, la fixation l'est. Une voile achetée sans budget d'ancrage finit tendue sur des points sous-dimensionnés, et ce sont eux qui lâchent — rarement la toile. Comptez les platines, les mâts et leurs massifs dans le prix avant de comparer deux références au mètre carré.

30 à 120 € selon la surface et le grammage

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Le bon choix si reprendre proprement les efforts aux trois ou quatre points d'ancrage

Kit de fixation et tendeurs inox pour voile

4,4 / 5 — appréciation de la rédaction

  • L'inox ne coule pas sur une façade claire, contrairement à un acier zingué bon marché
  • Un tendeur permet de rattraper le fluage de la toile en cours de saison
  • Les mousquetons rendent la dépose d'automne assez rapide pour être réellement faite

La réserve — Aucun kit ne rattrape un support insuffisant. Une platine parfaite vissée dans un enduit ou dans un parpaing creux sans cheville adaptée arrachera le support avec elle. Quand le mur est douteux, c'est le mur qu'il faut faire regarder, pas le kit qu'il faut renforcer.

25 à 70 € le kit complet

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Ce que vous avez le droit de poser

Cette section coûte moins cher à lire qu’à découvrir après la pose.

Un brise-soleil, un store banne, un auvent fixés à la façade modifient l’aspect extérieur du bâtiment. Ils relèvent à ce titre d’une déclaration préalable de travaux, déposée en mairie avant le chantier ; les formulaires et les délais d’instruction figurent sur service-public.fr. Les règles précises dépendent du plan local d’urbanisme de la commune, et un périmètre protégé change la donne : le service urbanisme de la mairie répond gratuitement, et c’est la seule réponse qui engage.

En copropriété, s’ajoute l’accord de l’assemblée générale, y compris quand la façade ne borde que votre lot, parce que la façade est une partie commune. Beaucoup de règlements imposent déjà un modèle et une teinte : les demander avant de choisir évite la dépose aux frais du copropriétaire. Les règles de vote applicables aux travaux affectant les parties communes sont exposées sur service-public.fr.

En location, la logique est simple : rien de fixé au bâti sans l’accord écrit du propriétaire. C’est précisément le terrain de la voile sur mâts autoportants, qui ne touche à rien et se remporte au déménagement.

Une voile échappe d’ailleurs à la plupart de ces contraintes tant qu’elle reste démontable et qu’elle ne crée pas d’emprise permanente. Ce n’est pas une règle universelle — une installation de grande surface peut être regardée autrement — mais c’est un avantage réel, et il compte autant que l’angle d’ombrage dans le choix final.

Alors, lequel pour votre cas

Reprenons les deux questions qui décident, dans l’ordre : ce que vous voulez mettre à l’ombre, et ce que vous avez le droit de fixer.

Aiguillage

Lequel pour votre cas

Deux questions, et elles ne se devinent pas l'une l'autre : ce que vous voulez mettre à l'ombre, et ce que vous avez le droit de fixer.

La réponse

Un store extérieur vertical, ou un brise-soleil à lames orientables

En fin d'après-midi, le soleil arrive presque horizontalement : il passe sous n'importe quelle avancée. Il faut donc un écran qui DESCEND devant la vitre. Un store extérieur vertical le fait pour quelques centaines d'euros ; des lames orientables le font mieux et coûtent un chantier. Un brise-soleil horizontal, ici, est de l'argent posé au mauvais endroit.

Ce que ça ne fera pas

Même parfaitement protégée, une pièce plein ouest reste chargée par ce que la journée a déjà fait entrer ailleurs. La protection empêche d'aggraver, elle ne décharge pas : c'est la sur-ventilation nocturne qui décharge.

Une chose que ce bloc ne changera pas : toutes ces solutions sont extérieures, et c'est ce qui fait leur écart avec un rideau ou un film. Ce qui arrête le rayonnement avant le verre joue dans une autre catégorie que ce qui l'arrête après.

Pourquoi la deuxième question compte autant que la première

Parce qu'elle décide de ce qui est posable, et que ce n'est pas un détail administratif. Un brise-soleil, un store banne, une pergola fixés à la façade modifient l'aspect extérieur du bâtiment : cela relève d'une déclaration préalable en mairie, et d'une autorisation de l'assemblée générale en copropriété, même sur la partie de façade qui borde votre lot. Une voile tendue entre des mâts plantés dans votre jardin, elle, échappe à la plupart de ces règles tant qu'elle reste démontable.

Il y a aussi une raison purement mécanique. Une protection fixe est dimensionnée une fois pour toutes par celui qui la pose, et elle est conçue pour rester en place l'hiver. Une voile reprend un effort de vent considérable sur ses points d'ancrage et se dépose à la mauvaise saison : ce n'est pas un défaut du produit, c'est sa condition d'emploi, et elle décide du choix autant que la géométrie de l'ombre.

Ce bloc oriente vers une famille de solutions, il ne juge aucun produit et ne vaut pas conseil d'urbanisme. Les règles applicables à une façade dépendent du plan local d'urbanisme de la commune, parfois d'un périmètre protégé, et se vérifient au service urbanisme de la mairie avant d'acheter.

Trois remarques pour lire ce résultat sans se tromper.

La première : ces protections sont extérieures, et c’est ce qui les sépare de tout ce qui se pose derrière la vitre. Quand l’extérieur est vraiment impossible, le textile intérieur reste utile en repli — le sujet est traité dans rideau thermique anti chaleur, quel choisir — mais on choisit alors sciemment une solution de second rang.

La deuxième : une protection solaire empêche d’aggraver, elle ne décharge pas. Ce que la maison a encaissé se retire la nuit, en sur-ventilant, et pas autrement. L’ordre complet des gestes est dans le guide rafraîchir une maison sans clim.

La troisième : le brassage d’air arrive après, jamais avant. Un ventilateur dans une pièce dont la baie ouest n’est pas protégée brasse de l’air chaud, et la comparaison des formats est dans ventilateur plafond ou colonne, lequel refroidit. Si la question suivante est celle d’un climatiseur, son dimensionnement dépend directement de l’ombrage retenu, comme le montre combien de BTU pour 20 m2 : une baie protégée fait chuter le besoin.

Où s’arrête ce que je peux dire

J’écris ces pages depuis une maison ancienne que j’occupe et des logements que je loue. Je ne suis ni thermicien, ni façadier, ni instructeur du droit des sols.

Trois limites, nettes. Le dimensionnement d’un brise-soleil à partir de la course réelle du soleil à votre adresse est un travail de conception : les angles donnés ici sont des ordres de grandeur sous nos latitudes, et la valeur d’un point précis se calcule avec PVGIS. La fixation d’une voile ou d’un store sur une façade dépend de ce qu’il y a dans le mur, et cela se regarde sur place — un support inconnu est un support à faire examiner. Enfin, la recevabilité d’une déclaration préalable se juge au service urbanisme de la commune, pas dans un article ; l’ADEME publie par ailleurs des guides pratiques gratuits sur la protection solaire et le confort d’été, disponibles sur ademe.fr.

Ce que cette page peut faire, en revanche, c’est vous éviter de payer une avancée horizontale pour une façade ouest — l’erreur la plus coûteuse du sujet, parce qu’elle est belle, définitive, et qu’elle ne sert à rien.

En bref

Voile d'ombrage ou brise-soleil : lequel rafraîchit le mieux ?
Ni l'un ni l'autre dans l'absolu, et c'est la hauteur du soleil qui décide. Au-dessus de cinquante degrés — une façade sud en milieu de journée — une avancée horizontale d'un mètre suffit à mettre une baie entière à l'ombre, et elle le fera tous les étés sans qu'on y touche. En dessous de vingt-cinq degrés — une façade ouest en fin d'après-midi — le rayon passe sous n'importe quelle avancée, et seule une protection qui descend devant la vitre fait encore quelque chose. La voile appartient à cette seconde famille parce que sa géométrie est libre, et c'est là son avantage réel.
Une voile d'ombrage fait-elle baisser la température de la maison ?
Seulement si elle se trouve entre le soleil et un vitrage. Une voile tendue au-dessus d'une terrasse rend cette terrasse vivable et ne change rien à la pièce derrière : le rayonnement continue d'entrer par la fenêtre exactement comme avant. C'est la confusion la plus fréquente sur ce produit, parce qu'on ressent un vrai soulagement sous la toile et qu'on en déduit un effet sur le logement. Pour que la maison en profite, il faut que l'ombre tombe sur le verre, pas sur le sol.
Quelle pente donner à une voile d'ombrage ?
Assez pour que l'eau parte et que la toile reste tendue, ce qui veut dire en pratique des points d'ancrage décalés en hauteur plutôt qu'alignés. Une voile posée à plat forme une cuvette à la première averse, le poids de l'eau détend les coutures, et la toile se met à claquer au vent dès qu'elle n'est plus sous tension. Le fabricant indique une tension et une inclinaison minimales : ce sont elles qui décident de la durée de vie du produit, bien plus que le grammage annoncé.
Faut-il une autorisation pour poser un brise-soleil sur sa façade ?
Dans la plupart des cas oui, parce qu'un élément fixé en façade modifie l'aspect extérieur du bâtiment. Une déclaration préalable de travaux est alors à déposer en mairie, et le délai d'instruction court sur un mois en régime ordinaire. En copropriété, s'y ajoute l'accord de l'assemblée générale, même quand la façade borde votre seul lot. Les règles précises dépendent du plan local d'urbanisme de la commune et d'un éventuel périmètre protégé : elles se vérifient au service urbanisme avant d'acheter, pas après.
Une voile d'ombrage peut-elle rester tendue toute l'année ?
Les fabricants ne le prévoient pas, et deux raisons s'additionnent. La première est le vent : une toile tendue est une prise au vent considérable, et les efforts qu'elle transmet à ses ancrages augmentent très vite avec les rafales d'automne. La seconde est saisonnière : ce qui arrête le soleil d'août arrête aussi celui de décembre, c'est-à-dire de la chaleur et de la lumière gratuites au moment où l'on en manque. La voile se dépose donc, et la facilité de dépose mérite d'entrer dans le choix du produit.
Un brise-soleil à lames orientables vaut-il le surcoût ?
Il lève exactement la limite du brise-soleil fixe : en refermant ses lames, il arrête aussi le soleil bas de fin de journée, celui contre lequel une avancée horizontale ne peut rien. Sur une façade ouest, c'est la différence entre une protection décorative et une protection efficace. En contrepartie, on quitte le domaine de l'achat pour celui du chantier — motorisation, alimentation électrique, fixation dimensionnée, déclaration préalable — et le budget n'a plus grand-chose à voir avec celui d'une voile.

Qui écrit

Baptiste S.

Propriétaire bailleur, fondateur du site

Je vis dans ma maison et je gère plusieurs logements en location — une maison ancienne, des appartements plus récents. Trois bâtis, trois façons de mal supporter la canicule et l'hiver, et une quinzaine d'années à voir ce qui tient et ce qui ne tient pas. Je ne suis ni thermicien ni installateur : je mesure, je compare les devis que je reçois, et j'écris ce que j'ai vérifié.

Ce site n'est pas un bureau d'études thermiques. Pour un dimensionnement de pompe à chaleur, un calcul de déperditions réglementaire ou un DPE, il faut un professionnel qualifié — je dis à chaque fois où se situe la limite.

D'où viennent les chiffres de ce site

Deux envois par saison, pas un de plus

Avant la canicule et avant les premiers froids : ce qu'il faut avoir fait, et ce qui ne sert à rien d'acheter. Rien d'autre.

  • Fin avril : le calendrier de préparation à la chaleur.
  • Fin septembre : ce qu'il reste à faire avant le froid.

Adresse conservée trois ans après le dernier contact, jamais revendue. Détail.